UNICEF ET PPSSP AU CŒUR DE LA RIPOSTE : COMMENT UNE RÉPONSE RAPIDE A SENSIBLEMENT RÉDUIT LE CHOLÉRA À KISANGANI ET DANS LES TERRITOIRES D'ISANGI ET DE BASOKO DANS LA PROVINCE DE LA TSHOPO
Une alerte qui ne laisse pas le temps d'hésiter. À Kisangani, comme dans les territoires d'Isangi et de Basoko, tout a commencé par des cas signalés presque discrètement. Quelques personnes malades, des symptômes inquiétants… puis rapidement, la crainte d'une propagation plus large du choléra. Dans ces contextes, chaque heure compte, car le choléra ne prévient pas et se propage rapidement, surtout là où l'accès à l'eau potable et aux conditions d'hygiène reste limité. Face à cette menace, une question s'est imposée immédiatement : comment agir vite, et surtout efficacement face à une population dont la plupart consomment de l'eau souillée, passe du temps sur l'eau (fleuve Congo, rivière Tshopo, etc.) ?
Plutôt que d'attendre que la situation s'aggrave, les équipes du PPSSP Kisangani ont choisi d'agir au plus près des communautés, en s'appuyant sur une approche ciblée : le Case-Area Targeted Intervention (approche CATI). Cette intervention a été rendue possible grâce à l'appui technique et financier de l'UNICEF, qui a permis de renforcer la rapidité de la riposte, d'atteindre les zones affectées et d'assurer une meilleure couverture des interventions communautaires.
« Quand mon enfant est tombé malade, j'ai eu peur. Mais les équipes sont venues rapidement, elles nous ont orientés vers le centre de santé. Cela nous a rassurés. »
Pour identifier, orienter et sauver des cas, les premiers efforts se concentrent sur la détection. Des relais communautaires et d'autres groupes d'intervention étaient mobilisés à travers les zones affectées. Le PPSSP et les zones de santé touchées sont sur les premières lignes. Les cas suspects sont signalés rapidement et chaque alerte est prise au sérieux. L'orientation rapide vers les structures de prise en charge devenait alors un élément clé pour sauver des vies et éviter les complications — tel était le slogan rendu possible dans les communautés affectées.
Changer les comportements pour protéger les vies ? La réponse ne s'arrêtait pas aux soins. Dans les rues, les marchés et les ménages, les équipes PPSSP engageaient le dialogue. Elles expliquent, sensibilisent, démontrent. Comment se laver les mains correctement, comment traiter l'eau. Pourquoi ces gestes simples peuvent faire la différence. Au début, certains hésitent. Puis, progressivement, les comportements changent.
« Avant, nous ne savions pas que l'eau pouvait être dangereuse. Maintenant, nous faisons attention, et cela protège nos enfants et nous-mêmes. »
Grâce à cette intervention mise en place, les cas sont détectés plus tôt, les malades sont pris en charge plus rapidement et les communautés deviennent actrices de leur propre protection. C'est de cette façon que la propagation du choléra est contenue dans plusieurs zones à risque dans la ville de Kisangani et dans les territoires d'Isangi et de Basoko. Ce ne sont pas seulement des chiffres, ce sont des vies protégées, des familles rassurées, des communautés renforcées. Pour cela, le PPSSP remercie le partenaire UNICEF pour son appui financier et la réponse directe et dans les délais dans la lutte contre le choléra.
Ce que cette expérience nous enseigne :
- (i) la rapidité sauve des vies,
- (ii) la proximité avec les communautés renforce l'efficacité,
- (iii) l'information est une forme de protection.
L'approche Case-Area Targeted Intervention, combinée à un appui technique et financier de l'UNICEF, a démontré toute sa pertinence dans ce contexte de crise. À la sortie du PPSSP, le message laissé à la communauté était le suivant :